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poèmes

Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 15:21


C'est mon petit bouquet de fleurs
Mon petit muguet, mon porte-bonheur
Je l'ai cueilli pour la vie entière
Et je veux le porter à ma boutonnière.
Mon joli petit bouquet
Avec des yeux comme deux grands bleuets
Ce petit nom là lui va comme un gant
Car en la regardant je crois au printemps !"

Georges Guétary - Paroles: Jacques Plante.
Extrait de Mon petit bouquet de fleurs


Le premier Mai c'est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d'habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin d' muguet, tu es quelqu'un."

Discours des fleurs
Paroles: Georges Brassens.


Par un beau matin du mois de mai
On vit danser Monsieur muguet
Au bras d'une pervenche bleue
Il dansait avec les fleurs des champs
Ils s'embrassaient à cœur content
Comme le font les gens heureux"

Yvette Giraud - Paroles : Henri Contet.


La Saint-Bonheur

Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais
Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés
Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour
Il s'en est allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps.
Le temps du muguet

Francis Lemarque

 

 

Par grenouillette - Publié dans : poèmes - Communauté : Amitié
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 12:38




MON ÂME

 

 

Mon âme a la candeur d’une chose étoilée,

D’une neige de février …

Ah! retournons au seuil de l’Enfance en allée,

Viens-t’en prier …

 

Ma chère, joins tes doigts et pleure et rêve et prie,

Comme tu faisais autrefois

Lorsqu’en ma chambre, aux soirs, vers la Vierge fleurie

Montais ta voix.

 

Ah! la fatalité d’être une âme candide

En ce monde menteur, flétrie, blasé, pervers,

D’avoir une âme ainsi qu’une neige aux hivers

Que jamais ne souilla la volupté sordide!

 

D’avoir l’âme pareille à de la mousseline

Que manie une sœur novice de couvent,

Ou comme un luth empli des musiques du vent

Qui chante et qui frémit le soir sur la colline!

 

D’avoir une âme douce et mystiquement tendre,

Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir,

Dans le regret de vivre et l’effroi de mourir,

Et d’espérer, de croie … et de toujours attendre!


 
VALE !!!
 
*****************************************************************************************************************************
Voici la première d'une série de "X" parabole tiré du beau et bon livre " Paraboles à travers l'eau et le feu" de Christian Curty. Elle est sans doute un peu longue mais au combien bénéfique. On y lit tout le cheminement mytique de l'union de l'âme avec Dieu.

La bûche enflammée!

C’était alors en plein hiver et par un froid glacial,
comme il en arrive parfois sur la terre des hommes!
La neige recouvrait toutes choses de son épais silence et de sa lourde chape.
Il faisait froid partout dehors tout comme aussi dans la maison des hommes,
où tout semblait dormir de son dernier sommeil, tant il y avait alors universellement de silence et de froid et d’épaisses ténèbres.
Car le feu de la charité s’était éteint depuis longtemps dans le cœur et dans la vie des hommes.

Certes, il y avait bien la flamme, ce feu qui vient d’en haut!
Mais la flamme ne pouvait éclairer le chemin des hommes et réchauffer leur cœur que si elle avait quelque chose à brûler!

Or voilà qu’une petite bûche accepta de se laisser embrasser par la flamme!
Et c’est alors que tout a commencé!

… …. … … … … … … … …. …

Car à partir de ce moment, les hommes allaient redécouvrir le mystère du feu,
ce feu qui transfigure tout ce qu’il touche, si merveilleusement, et qui rapproche entre eux autour de son foyer, les hommes jusque là dispersés.

On commença dès lors à y voir un peu clair dans la maison des hommes et surtout il y faisait bon!

Et pourtant, ce n’était pas la bûche qui donnait lumière et chaleur!
Car de cela, elle en est incapable, toute froide et aveugle qu’elle est.
C’était seulement la flamme qui en brûlant la bûche répandait de son feu tout autour.
Mais c’est bien parce que la bûche s’était offerte au feu, que le feu pouvait de la sorte réchauffer et éclairer les hommes!
Et cela en coûtait beaucoup à la bûche, car pour dégager tant de lumière et de chaleur et se répandre ainsi parmi les hommes, il fallait que le feu consumât quelque chose de la petite bûche.

Toutefois ce que le feu consumait, du moins dans les commencements, ce n’était pas la bûche même, mais précisément au contraire ce qui n’était pas de la bûche :
d’abord le froide neige, puis les milliers de glaçons inextricablement sertis dans les creux de l’écorce à tel point que la bûche croyait qu’ils faisaient partie d’elle-même!
Ce furent ensuite le lichen et la mousse et toutes les scories que la bûche avait ramassées au long de son passage sur la terre des hommes, ces innombrables choses où la bûche avait mis les désirs de son cœur et dont elle avait tellement l’habitude qu’elle croyait que c’était de son être!

Mais déjà il faisait plus chaud dans la maison des hommes et l’on y voyait clair!
Et, chose prodigieuse, ce feu tout extérieur qui embrassait la bûche venait de provoquer un feu d’un autre genre, intérieur celui-là au cœur même des hommes :
voilà que ceux-ci s’éveillaient en effet de leur longue torpeur et s’étant rassemblés autour de ce foyer ils redécouvraient la chaleur de l’amour.

Quant à la bûche, elle aurait pu en rester là!
Et la flamme qui toujours respectera la bûche, n’aurait jamais été plus loin!
C’était déjà beaucoup que la bûche fût purifiée de tout ce qui n’était pas elle, de cette fausse nature qu’elle s’était acquise avant qu’elle n’eût connu la flamme!

Mais voilà que la bûche consentit à brûler davantage…
alors la flamme n’avait qu’un désir :
s’emparer de la bûche elle-même, enflamma la bûche tout entière!

Et cette fois c’était bien la bûche même qui brûlait!
Et la bûche le savait bien, car c’était dans sa propre chair qu’elle ressentait maintenant les ardeurs de ce feu étonnant.

Et pourtant, ce qui brûlait même alors ce n’était pas encore le cœur de la bûche mais ce qui paraissait au dehors et qui la distinguait des autres bûches, tout ce que les hommes appelaient sa personnalité et qui n’était que son écorce.

Mais maintenant il faisait vraiment bon dans la maison des hommes, et l’on y voyait tellement mieux!
À tel point même que d’autres hommes attirés du dehors par le feu, commençaient déjà à entrer!
et bientôt la maison en sera trop petite!

Quant à la bûche, elle aurait pu en rester là!
Et la flamme qui toujours respectera la bûche, n’aurait jamais été plus loin!
Et c’était vraiment quelque chose pour la petite bûche que d’être devenue pleine de lumière et de feu, capable de donner de sa flamme à beaucoup d’autres bûches!

Mais voilà que la bûche accepta de se laisser consumer cette fois toute entière par cette flamme étonnante qui ne tenait pas à s’éteindre!

Alors de grandes choses allèrent bientôt s’accomplir dans la destinée de la bûche!
Car la flamme n’avait qu’un désir :
disparaître toute entière dans la bûche, se fondre en elle pour ne faire qu’UN avec elle, de sorte qu’on ne pourrait plus distinguer entre ce qui serait de la bûche et ce qui serait de la flamme.

Et dans cette prodigieuse alliance entre la flamme et la bûche, la flamme allait cesser peu à peu d’être flamme pour n’être plus qu’un brassier, et la bûche allait cesser d’être bois pour se transfigurer en fournaise.
Et quiconque croirait alors prendre la bûche entre ses mains les refermerait sur le feu.

Toutefois cette étonnante union de la flamme et du bois ne pouvait être l’œuvre de la bûche elle-même.
Car c’est uniquement la flamme qui allait accomplir cette merveilleuse fusion.
Il suffisait seulement à la petite bûche de s’offrir aux lames de feu, en se laissant embrasse par lui.

Mais cela ne pouvait se faire sans de grandes souffrances pour la petite bûche.
Car la flamme n’avait qu’un désir :
pénétrer jusqu’au cœur de la bûche afin de transformer ce cœur en un tison de feu et cela ne pouvait s’accomplir qu’à travers de grands craquements :
il fallait qu’éclatât en effet le bois de la bûche qui est sa propre chair, pour que le feu pût se glisser jusqu’en son âme vive!

Car pour le feu il n’est pas d’autre chemin pour entrer dans les profondeurs de la bûche et devenir ainsi son propre cœur.

Mais aussi maintenant dans la maison des hommes, il faisait tout-à-fait chaud et l’on y voyait clair comme en plein jour.
Et pas seulement dans la maison elle-même mais aussi au dehors où la glace commençait à fondre et les ténèbres à reculer!
Déjà les hommes se préparaient à sortir afin d’aller de par le monde allumer de multiples foyers à l’aide d’autres bûches, et faire ainsi de l’univers entier une immense maison des hommes!

… … … … …. … … … … … …

Et lorsque l’on revint plus tard…
Parfois beaucoup plus tard…

… … … … … … … … … … …

En fait cela dépend moins de la bûche elle-même et de ses résistances au feu que de l’impatience du feu à étreindre la bûche et des besoins des hommes…

… … … … … … … … … … …

Lors donc que l’on revint plus tard dans la maison des hommes et que l’on regarda dans l’âtre du foyer, on ne trouva plus la bûche :
Elle avait disparu, consumée qu’elle était par le feu.
D’autres bûches la remplaçaient à qui elle avait donné de sa flamme.

Quand à la première bûche, elle s’était tout entière transfiguré dans le feu!
Elle était devenue à son tour une flamme dont la vie ne peut plus cesser.

Il en restait au fond de l’âtre qu’un petit tas de cendres, ce que la flamme n’avait pu transformer, ces quelques restes que l’on retrouve nécessairement dans la tombe, quand de son feu inépuisable l’amour a entièrement consumé celui qui s’y était livré!

… … … … … … … … … … …

Si donc tu as compris la parabole de la bûche, heureux es-tu!
Contente-toi alors d’offrir ton cœur à cet étrange feu dont la flamme demeure invisible et qu’on appelle l’ESPRIT SAINT.

Ne fais pas autre chose que cette simple offrande qui n’est pas un murmure des lèvres mais une véritable immolation sans cesse recommencée.
Quant au feu, il fera le reste!

Mais sache bien ceci :
Tout bois est toujours assez bon pour le feu!
Il n’est pas nécessaire d’être de bonne qualité ou d’une essence rare.
Car le feu tire profit de tout bois, même des bûches creuses.

Et même…
moins la bûche est remplis de soi-même et plus ira vite le feu!


Par grenouillette - Publié dans : poèmes - Communauté : Amitié
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 11:10





Le prestige de frère âne!

 

 

Un baudet, chargé de reliques, s’imaginait qu’on l’adorait.

Dans ce penser il se carrait, recevant comme sien l’encens et les cantiques.

Quelqu’un vit l’erreur, et lui dit :

« Maître Baudet, ôtez-vous de l’esprit une vanité si folle.

Ce n’est pas vous, ce sont les reliques à qui cet honneur se rend,

Et que la gloire en est due. »

D’un magistrat ignorant c’est la Robe qu’on salue.

 

Vous reconnaissez tous la fameuse fable de La Fontaine. La morale en est claire et nette; mais j’aimerais attirer votre attention sur un détail qui passe parfois inaperçu car « trop évident ». Ce qu’on reproche à notre « héro » ce n’est pas sa fierté en soi, mais son orgueil et sa vanité.

 

Son prestige aurait été mieux servit, s’il avait mit sa fierté non pas à sa propre personne, mais plutôt aux reliques qu’il portait et (surtout) à la joie qu’il procurait aux gens par son modestie service de transport. Comme l’a dit quelqu’un : « il est juste de tout prendre au sérieux, sauf soi-même. » Vous aurez compris que le petit supplément d’âme dont il est question ici est d’être fier du service que l’on rend et non de la soudaine popularité qu’elle peut nous procurer pour un temps.

 

Nous occultons trop souvent cette petite vérité qui a pourtant le grand pouvoir de nous donner le sens de l’accomplissement. Le simple « sens du devoir accompli » est rarement dans nos conversations aujourd’hui, mais au combien précieux pour notre bonheur. Pensez-y un instant. De quoi êtes-vous le plus heureux avec le recul? Est-ce de votre « gloriole » ou d’avoir « fait la différence » en vous dépassant par simple bonté d’âme? Si notre frère avait été heureux de prêter son dos que pour la seule satisfaction d’avoir semer de la joie autour de lui en rendant accessible à la vénération populaire les chères reliques, il en aurait récolté que gratitudes et éloges. Ne cherchons donc à rayonner au lieu de s’abaisser à seulement vouloir briller.

 

Fr. Hugues

 

 

Par grenouillette - Publié dans : poèmes
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