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Vendredi 10 avril 2009



Le mystère de la Croix
Guy Jalbert

" Ne fallait-il pas que le Christ endurât toutes ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? " (Lc 24, 26).

À première vue, la croix est un scandale, " scandale pour les juifs, folie pour les païens " (1Co 1, 23). La croix, c'est déroutant ; devant les juifs friands de merveilleux et les grecs repus de philosophie, Paul prêche un Messie crucifié. La croix, c'est une honte, c'est la potence, le supplice des esclaves. " Il s'est abaissé, prenant la condition d'esclave " (Ph 2, 7). Pour les intellectuels grecs et les nobles romains, il était inacceptable que le salut vienne de la mort d'un esclave.

Dans le Deutéronome, il est dit que la croix est un signe de la malédiction divine (21, 22) " un pendu est une malédiction de Dieu ". Et Paul affirme que " Jésus a payé pour nous libérer de la malédiction de la Loi, en devenant lui-même malédiction pour nous " (Ga 3, 13). Au pied de la croix de Jésus, on a pu entendre les railleries des gens. Les évangélistes notent que les chefs des prêtres et les soldats se moquaient de Jésus : " Si tu es le Roi des juifs, sauve-toi toi-même (Lc 23, 37). Les disciples et Pierre en particulier n'ont pu accueillir et comprendre l'annonce que Jésus a faite de sa propre passion ; en partant pour Gethsémani, Jésus prévient ses apôtres que tous vont être scandalisés à son sujet. Ainsi se réalise la prophétie du vieillard Siméon, Jésus est un signe de contradiction par sa croix.

Aujourd'hui, nous nous sommes habitués à la croix de Jésus ; nous nous sommes habitués à la voir et à la porter. Mais la croix qui fait scandale, c'est celle que nous rencontrons dans le monde et dans nos propres vies, ce sont nos croix quotidiennes. Il faut accueillir le message de Jésus qui nous invite à porter notre croix chaque jour et à le suivre ; c'est là, la vocation de tout chrétien. Avec Paul, il faut dire : " ce qui manque aux souffrances du Christ, je l'achève en mon propre corps "

(1 Co 1, 24).

La Croix, un mystère de salut

Jésus a affirmé la nécessité de sa croix pour le salut du monde : " c'est pour cette heure que je suis venu " (Jn 12, 27) ; " si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit " (Jn 12, 24). La croix, c'est le mystère de l'amour de Dieu pour les hommes : " Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique " (Jn 3, 16). La croix, c'est l'obéissance totale, c'est le contraire du péché d'Adam. Par ce don total de sa vie, Jésus a redressé la création déchue et l'a réorientée vers Dieu. Devant lui, tout genou fléchira, parce qu'il a fléchi le genou devant Dieu : tout est au Christ et le Christ est à Dieu.

La croix, un chemin de gloire

La croix de Jésus, instrument de notre salut et de notre libération, est glorieuse : " l'heure est venue où le Fils de l'homme va être glorifié " (Jn 12, 23). La croix est un abaissement qui glorifie parce que c'est une victoire totale sur Satan, sur le mal et sur la mort. En détruisant la mort, la croix conduit à une vie renouvelée en Jésus par la résurrection.

Le signe de la croix est le signe du chrétien

Le cheminement du chrétien qui va vers Dieu se poursuit à travers les croix qu'il rencontre dans sa vie quotidienne. Elle est difficile à comprendre cette nécessité de la croix dans nos vies : nous devons, pour grandir spirituellement et porter du fruit, porter la croix à la suite de Jésus et être ce grain de blé qui tombe en terre et accepte de mourir. Par la croix et à travers les croix va se poursuivre le cheminement du chrétien, c'est ce que les auteurs spirituels nous enseignent lorsqu'ils parlent des purifications nécessaires à notre avancement.

Il y a des purifications actives qui sont le fruit de nos choix et de nos déterminations : ascèse, jeûnes, privations, détachements et libération des esclavages et des dépendances qui nous alourdissent et retardent notre croissance spirituelle. Il y a aussi les purifications passives, qui ne sont pas le fruit de notre choix, ces épreuves venant de la vie et de ses contraintes : pauvreté matérielle, problèmes de santé, échecs, réputations perdues, humiliations ; ou encore celles qui viennent des assauts du démon comme les tentations et oppressions. C'est le rôle des nuits, celles des sens et celles de la foi, de nous éprouver et de stimuler notre devenir spirituel. Les yeux fixés sur Jésus-Christ, menons le bon combat contre les forces du mal en nous et autour de nous.

Le langage de la croix est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, il est puissance de Dieu. Ce langage devient compréhensible seulement à la clarté de l'Esprit Saint : " notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? " L'Esprit nous fait comprendre et accueillir la croix, celle de Jésus et aussi la nôtre, comme un chemin de vie et d'amour et un chemin de sainteté par l'obéissance à Dieu. M'unissant à la puissance de Dieu qui sauve le monde par la croix, je peux continuer l'œuvre de Jésus et coopérer ainsi au salut du monde. j



Le père Guy Jalbert, oblat de Marie-Immaculée, est au service du Renouveau charismatique depuis 1973. Il réside chez les Oblats au presbytère Saint-Sauveur, ville de Québec. Comme missionnaire itinérant, il donne des sessions de formation et participe à des congrès. Il est membre du Comité de rédaction de Selon Sa Parole.

Magazine SELON SA PAROLE (QUÉBEC) traitant de questions reliées à la spiritualité, l'évangélisation, l'éducation de la foi et la vie en Église
Selon Sa Parole mars-avril vol. 26 numéro 2

Par grenouillette - Publié dans : La vie est donnée par Dieu - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Samedi 4 avril 2009



Seigneur, mon Dieu, Père, Fils et Esprit-Saint, Trinité Sainte et Adorable, Toi qui peut tout, m'appuyant sur les mérites infinis de Jésus mon Sauveur, espérant en ta Grâce, ton Secours, ta Bonté et ta Force qui ne peuvent me manquer, et comptant sur le soutien de Marie, de Joseph, de mon ange gardien, de mes saints patrons et de tous les saints, et, nonobstant mes nombreuses faiblesses et imperfections quotidiennes, je fais voeu de chercher à connaître toujours mieux tes volontés et tes désirs et à m'y conformer autant que j'en serai capable.


Pour devenir chaque jour plus apte à accomplir ce voeu, comme Marie et Joseph à Bethléem, je laisserai briller sur moi la Sainte-Face du Verbe de Dieu qui s'est incarné afin d'être notre Frère et notre Sauveur. Par le reflet de l'Ame de cet Homme-Dieu, Ame qui éclaire ce Visage bien-aimé du Christ Crucifié et Ressuscité de la Lumière de Gloire qui l'habite, je me laisserai imprégner du Silence et de l'Amen qui font de la vie de son Ame une seule et même chose avec Dieu. Par l'action du rayonnement de la Divinité qui émane de cette Sainte-Face, je me laisserai transfigurer peu à peu par Jésus, pour devenir par lui, avec Lui, et en lui, Image de la substance divine et Miroir de la splendeur de 'la gloire de Dieu. Caché avec Marie, dans lé Sacré-Coeur de Jésus, je chercherai chaque jour à communier à son Silence divin et à participer par toute ma vie à son Amen éternel afin de devenir, à l'imitation de la Vierge Marie et de St-Joseph, pleinement et à chaque instant Son propre Amen et Son propre Silence dans chaque ici-maintenant de ma vie.


Pour mieux accomplir ce voeu, je dépose, mon Dieu, dans vos mains de Père et d'époux mon corps et mon âme, mon intelligence, mon jugement et mon raisonnement, ma mémoire, mon imagination, ma volonté, mon libre arbitre, ma liberté et tout ce que je suis, vous laissant "carte blanche" pour agir à chaque instant, envers moi, à votre guise et selon votre bon plaisir. Je fais voeu de chercher à toujours bien vous servir et à devenir, par l'action de votre Grâce, totale disponibilité entre vos mains bienveillantes.


Mon Dieu, dans la mesure de mon plus grand bien et de ta plus grande gloire, ne me laisse jamais succomber à la tentation de te désobéir ou à celle de fuir ta Sagesse qui nous fait connaître les désirs de ton coeur. Cependant, si par mégarde, par faiblesse ou même par malice, j'en venais à m'éloigner de tes pensées et de tes voies, je t'en prie, pour l'honneur de ton Nom, et à cause de ton infinie bonté, reste le Dieu fidèle que Tu as toujours été envers moi, et en raison du prix payé par ton Fils qui a versé son sang pour le rachat de mon âme, viens me chercher là où je serai descendu. Quelque soit la misère de ma condition, l'immensité de mes fautes, et quelque soit le remède dont Tu doives te servir pour me ramener à Toi, je t'en prie, ne m'abandonne pas et par les soins de ton Amour que je guérisse et redevienne le Fils que tu as voulu et espéré avoir quand tu m'as conçu dans ton Amour infini.


Pour accomplir ce voeu le plus fidèlement possible daigne Père et Epoux bien-aimé, confier mon âme aux soins maternels de Marie ma Reine, ma Mère et mon Modèle et de St-Joseph son époux. Que par eux et avec eux, cachée dans le Coeur de Jésus au Centre de l'Amour, mon âme apprenne sous l'action de l'Esprit-Saint, à vivre au plus intime du Silence de l'Amen de l'Ame de ton Fils bien-aimé Jésus et à devenir avec Marie, au cœur de la Trinité, fille, épouse, soeur et mère de Dieu.

Puisses-tu, mon Dieu m'accorder cette grâce jusqu'à ce que j'aie le bonheur d'habiter pour toujours en ta maison. Fais luire sur moi ta Sainte Face pour que je ne puisse plus t'offenser et pour qu'à chaque instant je sache et veuille bien te dire: "Me voici Seigneur, je viens faire ta volonté".


AMEN

Par grenouillette - Publié dans : La vie est donnée par Dieu - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 2 avril 2009

Au fil des siècles


L’édifice gothique

 

Si on ne sait rien ou presque de l’église primitive de Candes, le chantier de construction de l’édifice actuel est assez bien documenté. Commencés en 1175, les travaux sont probablement achevés vers 1225, et on doit à Dom Guibert, père abbé de l’abbaye de Gembloux, près de Namur, de connaître d’intéressants détails sur la construction de la nouvelle église cinq ans après le début des travaux.
Deux grandes campagnes de travaux sont perceptibles dans l’architecture.
La chapelle Saint Martin, le chœur et le transept forment la partie la plus ancienne. Bien que de style gothique, plusieurs réminiscences romanes témoignent de leur antiquité.
Les travaux ont du ensuite être interrompus quelques années, avant de reprendre avec l’arrivée vers 1215 d’un nouveau maître d’œuvre que les spécialistes appellent le Maître de Candes. On change alors complètement de programme : d’une nef avec un haut et large vaisseau central flanqué de deux bas-côtés plus bas et plus étroits, on passe à trois vaisseaux de dimensions identiques. La façade principale, sur le côté nord, s’enrichit d’un porche monumental couvert d’une chapelle dédiée à Saint Michel.

 

Des variations comparables, signes d’interventions successives, apparaissent dans les sculptures. Il est à noter que les motifs sculptés de Candes ont fait école. Ainsi, les moulures de la nef ont été reproduites à Saint-Jean l’Habit de Fontevraud. Nombre de sculpteurs devaient être des pèlerins se rendant à Compostelle, travaillant un temps sur un chantier avant de reprendre la route : la circulation des hommes, des savoir-faire et des techniques était sans aucun doute plus importante qu’on ne l’imagine.

Guerres et conflits

 

Les guerres et conflits laissent leurs traces dans l’architecture de la collégiale. Au cours de la guerre de cent ans, l’église est fortifiée : créneaux et mâchicoulis, chemin de ronde et bretèche apparaissent à l’extérieur de la collégiale. C’est peut-être à cette occasion que le bas des fenêtres de la nef est muré.
Les guerres de religion infligent à l’église de lourdes dégradations : en 1562, une troupe en armes, commandée par le comte de Montgommery allume dans la petite ville de Candes plusieurs incendies, détruit les archives du chapitre religieux et mutile les statues du porche qui sont décapitées.

Le poids des ans
Le poids des ans semble peser sur la collégiale, qui au cours du XVIIIème siècle, montre des signes de grande faiblesse. En 1715, un tremblement de terre fragilise considérablement l’édifice. C’est Louis XIV qui délivrera les fonds nécessaires à la restauration de la collégiale, peu de temps avant sa mort. Cela n’empêchera pas plusieurs parties de l’édifice de s’effondrer quelques années plus tard. Il faudra attendre le XIXème siècle pour que soit entreprise une restauration complète sous la direction de Jean-Baptiste Cailleau. C’est aussi l’époque où l’église est classée monument historique (1840).

Par grenouillette - Publié dans : Vie des Saints. - Communauté : Amitié
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