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Vendredi 6 mars 2009

Chapitre 11

Oui, le bonheur et la grâce

m’accompagneront …

 

 

 Pendant toute notre aventure scripturaire auprès du Bon Berger, nous avons vu et même senti au fond de nous l’immense sollicitude de notre propriétaire bienveillant. Avec cet avant dernier verset, on voit éclater la gratitude amoureuse de notre belle et bonne brebis et repris en écho par le troupeau entier. De quoi d’ailleurs notre ovidé devrait-il se soucier puisqu’il est persuadé que son Pasteur compatissant, aimant et plein de ressources sera mettre tout en œuvre pour son bonheur et son avantage! Ce cri n’est pas qu’un éclat de joie, mais une authentique profession de Foi.

 

Combien d’entre-nous, chrétiens, avons cette foi en Sa sollicitude indéfectible? Bien sûr c’est l’enfance de l’art quand tout nous réussit, mais qu’en est-il quand nous « semblons » marcher seul et dans les sombres vallées de la pauvreté, de la maladie, de l’abandon ou de l’incompréhension des siens ou autre fléaux. Mon passé de pâtre me rends sensible (par l’émulation que j’y découvre vis-à-vis de mon Maître) à sa compassion que n’a pas son pareil. Par contre je ne suis ni meilleur ni pire que n’importe qui. Parfois donc mes tendances naturelles aux « pourquoi » ou ma présomption m’ont fait chuter plus d’une fois. Ainsi c’est avec une immense reconnaissance que je rends grâce à  sa patience et sa tendresse infini pour moi et ce en dépit de mon entêtement tenace et récurant. Ainsi je suis plus en mesure de discerner le bonheur et la grâce qu’Il apporte dans mon quotidien.  

 

Je l’aime, car le premier, Il m’a aimé. Et le plus beau de la chose est que cette sollicitude se renouvelle constamment et engendre, avec le temps, cette Foi confiante en Sa bonté pour moi. Peut importe que je me sente indigne ou non, Son Cœur déborde d’amour. En un mot nous avons ici la claire manifestation de l’essence du psaume entier. Nous pouvons bien ruminer cette parole de Jésus : « Je suis le Bon Berger, le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »  Certains pourront aussi rendre le même témoignage que Jean : «  À ceci nous avons connu l’amour, c’est qu’il a donné sa vie pour nous. »

 

À partir de ce flot de bonheur et de grâce, on peut se demander si je dois simplement le garder comme un trésor pour moi, ou s’il ne conviendrait pas plus à l’esprit de mon Berger que je le partage à mon tour? Songeons seulement que les brebis mal traitées peuvent être un des pires agents de destruction d’un pâturage et que l’inverse se vérifie de plusieurs façon pour les animaux heureux et en santé.  La littérature parle des moutons comme les animaux aux sabots d’or, tellement l’enrichissement qu’apporte les brebis saines sont nombreux et éblouissants. Elles ont carrément le pouvoir de rendre la fertilité à des pâturages autrefois quasi-stériles. Ici l’évidence s’impose de soi en ce qui concerne le parallèle brebis et chrétien. Efforçons-nous donc de rayonner autour de soi les grâces si généreusement prodiguer. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » nous demande humblement notre Bon Berger.

 

Un bon moyen de savoir si nous sommes de bons disciples est de se demander si, comme les moutons qui laissent derrières eux, laisse bénédiction et fertilité, si notre passage laisse comme un parfum de bonté et de grâce ou si nous laissons amertume et ou déception?  Je me souviens d’un bon mot de ma femme. Deux amis passèrent à la maison et l’un d’eux, après que nous ayons quittés la maison, croyait avoir oublié son chapeau. Je téléphone à ma femme qui après avoir cherché vainement ce précieux objet répondit : « J’ai retourné la maison de fond en comble, sans trouver trace du chapeau. La seule chose que ces messieurs aient laissé après eux est une grande bénédiction! »[1] À la lumière de cette tranche de vie il est bon de se demander si ce que nous « laissons après nous » est :

 

« PAIX  OU TOURMENT? »

« PARDON OU AMERTUME? »

« SATISFACTION OU CONFLIT? »

« FLEURS DE JOIE OU FRUSTRATION ? »

« AMOUR OU RANCŒUR? »

 

On devrait pouvoir dire de chacun de nous ce qu’on disait dans les premières histoires de la vie de Jésus : « Il allait, faisant le bien! » 

 

Une autre chose qui m’impressionnait beaucoup était l’onction de miséricorde et de compassion que je trouvais en Jésus à chacun de ces actes ou rencontres. Avons-nous la même suavité dans les nôtres? En reconnaissance envers mon Maître, je devrais faire tout en mon pouvoir pour agir avec le même esprit que Lui agir envers moi. Ne le prions-nous pas tout les jours : « pardonne-nous nos offenses, comme nous le pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. »

 

Souvent ceux qui ont bénéficié de la miséricorde divine comme par miracle à leurs yeux, sont plus aptes à rendre la réciproque autour d’eux et le font aussi avec plus de ferveur. Ceci sera d’un grand profit pour tous, pour l’Église et sera aussi une bénédiction pour Dieu. Oui pour Dieu! La vie chrétienne n’est pas à sens unique. Je me souviens de la grande satisfaction (et des bienfaits) que me procurais mon troupeau heureux et en santé. La satisfaction de chaque brebis mettais un baume à mon cœur et récompensait grandement tous mes peines que j’avais soufferts pour leur bonheur.  Un bon troupeau et une bonne terre (grâce en partie à leurs bienfaisances) réjouissaient mon cœur et j’y trouvais contentement et épanouissement personnel.  Alors pourquoi en serait-il pas pour Dieu aussi? Pensons s’y un peu plus souvent; nous pouvons être un baume de consolation pour Lui aussi!!!

 

 

Fr. Hugues

 

 

 



[1] P. 129 de notre livre.

Par grenouillette - Publié dans : La vie est donnée par Dieu - Communauté : Virtuels de la Vraie Mission
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Vendredi 6 mars 2009



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FRERE ALFUS

Ce fut un homme chaste, humble, doux et savant
Que le vieux frère Alfus, le moine des légendes.
Il vivait à Olmutz dans un ancien couvent.

Il avait un renom de par beaucoup de landes,
Son esprit était plein d’un immense savoir
Car la Science lui fit ses insignes offrandes.

De tous bords l’on venait pour l’aimer et le voir ;
Son chef s’était blanchi sous des frimas d’idées
Mais son penser restait sur un point sans pouvoir.

Parmi les grandes paix des retraites sondées,
Dès l’aube, tout rêveur il venait là souvent
Quand les herbes chantaient sous les primes ondées.

Il écoutait la source et l’oiseau, puis le vent,
Et comme en désespoir de solver le mystère
Il retournait pensif toujours vers son couvent.

On le vit se voûter comme l’arbre au parterre.
Peu à peu dans son âme une tempête entra
Car le Doute y grondait comme un rauque cratère.

Du glaive de l’orgueil l’humble foi s’éventra
Et le vieux moine allait portant sur ses épaules
Les douleurs que l’enfer sans doute y concentra.

Parfois il se disait marchant sous les hauts saules,
L’index contre la tempe et le missel au bras,
Dieu peut-être est chimère ainsi que vains nos rôles.

À quoi nous servirait ainsi jusqu’au trépas
De cambrer nos désirs sous les cilices chastes
Et vivre en pleine mort pour un ciel qui n’est pas ?

Son coeur confabulait avec des voix néfastes,
Le ciel, l’arbre, l’oiseau, la terre était joyeux
Et le Moine était triste au fond de ces bois vastes.

 

 

 

 

II

LA VOIX DANS LA VISION

Or un jour qu’il allait doutant ainsi des cieux
Doutant de l’infini de leurs béatitudes
Un Paradis lointain s’entr’ouvrit à ses yeux.

Et le front tout ridé par les doctes études
Contempla tout à coup ébloui, frémissant,
Une lande angélique aux roses solitudes.

Par un soir féerique un Archange puissant,
Fils de Dieu descendu des célestes Sixtines,
Dans le rêve m’a peint son pays ravissant.

Et c’est un paysage aux lunes argentines
Tel qu’en rêva parfois le moine Angelico
Dans la nef d’où montaient les oraisons latines.

Avec ses fleurs d’ivoire où rôde un siroco
Tout cet Éden frémit d’étranges cantilènes
Qu’aux cent ciels répercute une chanson d’écho.

Et le silence embaume au soupir des haleines
Et la grande paix choit ainsi qu’un baiser bleu
Vers le mystère où dort un essaim de fontaines.

Et l’air est sillonné d’étrangetés de feu
Et des vapeurs du ciel tombent comme en spirales
Autour du moine Alfus qui s’endort peu à peu.

Sous les mousses en fleurs les sources vespérales
Gazouillent. Frissonnant au frais de leur bocal
Roulent des scombres d’or sous les harpes astrales.

Et tout à coup éclate un timbre musical
Une voix d’oiseau bleu berçant la somnolence
De ce moine égaré du sentier monacal.

Elle bruit sonore au loin dans le silence
Comme un reproche pur longuement modulé
Au doute confondu de l’humaine insolence.

Puis voici qu’elle approche avec un son moulé,
Elle s’enfle plongeant sa voix dans son oreille
Où son hymne éternel tout un siècle a roulé !

Puis sa large harmonie à de la mer pareille
Baisse dans le gosier céleste de l’oiseau
Et lente, elle lui parle au sein de la merveille :

« Alfus, mon fils Alfus, sous ce divin arceau
Je t’ai laissé dormir aux chants de mes orchestres,
Chants doux, plus doux que ceux de ta mère au berceau.

« Couché dans le repos des ramures sylvestres
Tu sommeillas brisé, plein d’un orgueil transi,
Dans la sérénité de ces exils terrestres.

« Retourne sur la Terre, un moment revis-y
Ne fût-ce que pour mettre en désarroi le Doute.
Retourne enfin au monde, on ne meurt pas ici ! »

Puis Alfus s’éveillant voit sa Vision toute
Qui s’est close en chantant. Il est saisi d’effroi
Et le Soleil de l’Aube est là poudrant la route.

 

III

RETOUR AU MONASTÈRE

« Comme tout a changé. Je trouve une paroi
Sur ce chemin qu’hier je parcourais encore.
Tout se meut, l’on dirait, sous une étrange loi.

« Ô mon Dieu ! Suis-je fou ? Qu’est-ce que cette Aurore ?
J’ai quitté ce matin même mon vieux couvent ;
Quelle évolution de monde que j’ignore ?

« Le bois n’est donc plus là. Mais ces femmes avant
Ne venaient pas puiser au grand puits solitaire.
Suis-je au chemin d’Olmutz ? dites là paysan ? »

Celui qui monologue a la figure austère ;
Des bons frères d’Olmutz il porte le manteau.
Que signifie alors ce nouveau monastère ?

Le jardinier perplexe un coude à son râteau
S’arrête. Ils se sont vus prunelles étonnées.
L’Angélus allemand chantait sur le coteau.

Alfus gravit le seuil fait de pierres fanées
Comprenant qu’un miracle alors s’est opéré
Car il avait dormi cependant cent années.

« Alfus...  dit un vieux moine, au nom remémoré,
« Alfus... je me souviens, jadis étant novice,
D’avoir ouï causer de ce frère égaré.

« Ce fut un moine doux qui n’avait pour délice
Que la paix, la prière et l’ardeur d’un saint feu.
Une aube il se perdit en bois, pour bénéfice.

« Bien qu’on cherchât partout, qu’on remuât tout lieu,
Jamais put-on trouver son vestige en ces landes
Et le supposant mort on s’en tenait à Dieu ! »

Alors le Saint levant les bras comme aux offrandes
Mourut, lavé du Doute. Il fut l’Élu choisi,
L’antique moine Alfus des illustres légendes.

Pour nous, selon le gré du ciel, qu’il soit ainsi !

Par grenouillette - Publié dans : poèmes
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Jeudi 5 mars 2009





PRIERES DU MATIN





« Seigneur, à peine j'ouvre les yeux

Et mon âme pour Toi devient feu.

Toi mon Sauveur et mon Dieu,

Fais de moi tout ce que Tu veux.

Recouvre-moi de Ton Sang Précieux.

Guide-moi sur terre comme aux Cieux.

Prends mon coeur, mon âme et ma vie.

J'irai partout où Tu me conduis.

Pose Ta main, pose Ta main bénie,

Rends-moi humble, rends-moi tout petit,

Accueille tout de moi par les mains de Marie.

Fais de moi l'enfant qui T'aime et Te suit.

Que Ton Amour, Jésus, envahisse la terre.

Comble de grâce ma famille et mes frères.

Que cette journée soit louange à Ton Nom.

Par Tes Saintes Plaies, Jésus, donne-nous le don

De l'Esprit d'Amour, de l'Esprit de Vie.

Soit loué Père, Fils et Saint Esprit.

Soit bénie Marie notre Maman chérie.

Intercède pour nous qui sommes si petits. »



Amen

Merci Jésus.

Par grenouillette - Publié dans : La vie est donnée par Dieu - Communauté : Virtuels de la Vraie Mission
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