Profil

  • : grenouillette
  • evelynemelin-yahoo.fr
  • : Femme
  • : 19/02/1965
  • : musique nature loisirs créatifs broderie
  • : J'aime la vie et j'ai une joie intérieure que personne ne pourra m'enlever. C'est Notre Seigneur Jésus, qui a mis cette joie intérieure en moi !

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Texte Libre

FreeCompteur.com
Mardi 24 mars 2009
Vie de St Martin


Sulpice Sévère, Les Editions du Cerf, 2003, 93 p.

La Vita Martini, de Sulpice Sévère : un best-seller depuis sa publication à la fin du IVe siècle, du vivant même de Saint Martin ! Maintes fois réédité, l’ouvrage a pour beaucoup contribué à la diffusion du culte martinien. La Vita Martini, que complètent les Dialogues sur les miracles de Saint Martin, demeure aujourd’hui encore notre principale source d’informations sur la vie de l’évêque de Tours.

« Il me semble donc que je ferai œuvre utile, si j’écris tout au long la vie d’un très saint homme, pour qu’elle serve ensuite d’exemple aux autres : à coup sûr, cela incitera les lecteurs à la vraie sagesse, à la milice céleste, et à la vertu divine. Et notre intérêt y trouve aussi son compte, dans la mesure où nous pourrons attendre, non point des hommes un vain souvenir, mais de Dieu une récompense éternelle. »

 

Saint Martin de Tours, apôtre des pauvres
Olivier Guillot, Fayard, 2008, 551 p.

Une biographie très exhaustive, la dernière en date sur Saint Martin et qui suit pas à pas l’œuvre de Sulpice Sévère. Sans doute le commentaire le plus fouillé de la Vita Martini depuis les travaux de Jacques Fontaine. Ce qu’a laissé Martin est plus qu’un message, c’est un exemple : en tout Martin a su rester pauvre, tourné vers le pauvre et le Christ, même s’il a senti monter son extraordinaire popularité.

«  Ce que Martin a apporté en son temps et aux siècles qui ont suivi est un modèle qui exprime tout le contraire des idées que l’on a aujourd’hui le plus couramment sur la relation entre l’Occident d’autrefois et l’Eglise, où, en large part, la richesse imputée à l’Eglise et à ses ministres a pesé sur son message. Or Martin, même devenu évêque, est resté rivé à l’exigence personnelle de pauvreté. »

 


Martin de Tours
 Régine Pernoud, Bayard Editions, 1996, 183 p.

Par l’auteur spécialiste du Moyen Age, auteur de La femme au temps des cathédrales et Pour en finir avec le Moyen Age. Une biographie d’une lecture aisée qui montre comment Martin rompt avec les usages et les coutumes antiques, encore en usage à son époque, pour ouvrir une voie nouvelle : celle de l’Evangile inséré dans la vie la plus quotidienne.

« Au moment où les Pères du désert, en Orient surtout, continuaient à rechercher la lutte grandiose, celle de la confrontation directe avec le démon, Martin en toute humilité sert un esclave et lui nettoie ses chaussures. Il en est presque ridicule et il le sait ; ce qu’il ignore, c’est qu’il ouvre ainsi d’immenses perspectives à la vie la plus quotidienne. »

 


Saint Martin de Tours – XVIe centenaire

Jean Honoré, Michel Laurencin, Guy-Marie Oury, Editions CLD, 1996, 298 p.

Cet ouvrage, publié à l’occasion du XVIè centenaire de la mort de Martin à Candes, est le fruit de la collaboration d’un archevêque, d’un professeur d’histoire et d’un moine bénédictin. Il retrace aussi bien la vie de l’évêque de Tours que l’exceptionnelle diffusion de son culte et de son message à travers les âges et les lieux.

« D’âge en âge et de siècle en siècle, l’image de Martin découpant sa tunique pour en donner la moitié n’a cessé de hanter la mémoire des populations de l’occident chrétien. Elles y ont reconnu le symbole même de cette charité qui est au cœur de l’Evangile. Comment l’aventure spirituelle d’un soldat du Bas-Empire a –t-elle pu produire, au cours des siècles suivants, un tel mouvement de contagion dans le souvenir et ans le culte ? Et comment son auréole a-t-elle pu dominer celle d’autres saints qui, pourtant, n’ont point manqué, ni aux anciennes, ni aux jeunes églises ? »

 


Le manteau partagé, actualité du geste de Saint Martin

Jacques Noyer, Les Editions de l’Atelier, 1997, 118 p.

L’ancien évêque d’Amiens livre ici une méditation personnelle sur le geste du manteau partagé : loin d’être l’expression la plus parfaite de la charité chrétienne, ce geste est celui d’un païen au cœur fraternel : de la rencontre avec le pauvre, Martin, l’homme du partage, trouve un chemin vers la foi. La solidarité est la porte de la foi et cette porte est sans doute pour beaucoup de nos contemporains la plus accessible.

« Il vaut la peine de réfléchir sur les conditions qui vont permettre à des jeunes invités sur les chemins de la solidarité, de s’ouvrir à la foi. L’exemple de Martin est en ce sens emblématique : le pauvre qui l’arrête à la porte d’Amiens et qui le conduit à ce geste fou du manteau partagé, va lui ouvrir aussi le chemin de la foi et du baptême. Un coup de cœur et un coup d’épée et cela aurait pu s’arrêter là. Mais à partir de là, à partir de ce cœur fragilisé sous la cuirasse du soldat, à partir de l’inconfort d’une tunique déchirée, une Parole va être dite dans la nuit, une reconnaissance va être faite, un sens va être donné, la foi va surgir. »

 


Saint Martin de Tours – L’homme au manteau partagé

Guy-Marie Oury, Editions CLD, 1987, 151 p.

Plus qu’une biographie, Dom Guy-Marie Oury, moine bénédictin de l’abbaye de Solesmes, nous donne dans cet ouvrage un portrait spirituel de Saint Martin. L’accent est mis sur la vocation monastique de Martin, la dimension contemplative de sa vie et l’arrière-plan historique de son action

« Saint Martin a été l’homme d’une seule préoccupation : son Dieu ; il ne quitte pas le monde, les hommes, l’armée, la ville de Poitiers, le ministère d’exorciste dans un autre but que se placer face à son Dieu ; sa retraite n’a pas d’autre sens ; et il ne sort utilement de sa retraite pour les autres et pour lui-même que lorsqu’il s’est identifié à la prière ; lorsqu’il n’y a plus en lui que prière. »


Par grenouillette - Publié dans : Vie des Saints. - Communauté : Amitié
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 20 mars 2009
 





Homme de la mission

Martin n’a de cesse désormais de sillonner les routes pour annoncer le Christ à des populations rurales, encore attachées à leurs vieilles croyances. Détruisant temples et sanctuaires païens, déracinant les arbres sacrés, il baptise, prêche, fonde des paroisses et des ermitages. Nombre de ses visites sont accompagnées de signes et prodiges.

Il prêche avec efficacité les paysans, forçant le respect par l’exemple et le refus de la violence. Il prêche par la parole et par sa force, il sait parler aux petits et il utilise à merveille la psychologie par sa connaissance des réalités quotidiennes et l'utilisation de paraboles simples que le petit peuple comprend, tel que le Christ le faisait : ainsi il dit d’une brebis tondue qu’elle accomplit le précepte de l’évangile  basé sur le partage.
Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins, il se donne les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne est encore essentiellement urbaine.


Sa charge épiscopale l’oblige aussi à rencontrer les grandes de ce monde. Il se rend à plusieurs reprises à Trêves, n’hésitant pas à demander à l’empereur de se montrer clément envers les hérétiques. Ces multiples voyages ne l’écartent pas de ce qui a toujours été sa préoccupation essentielle : la prière, la contemplation.




Homme de prière

Baptistère de Marmoutier à la grotte



Martin fonde un ermitage à Marmoutier, près de Tours. Il y est rejoint par des disciples, quatre-vingt d’après Sulpice Sévère. La vie de ces hommes s’apparente à celle moines, telle qu’elle sera plus tard communément pratiquée dans l’Europe chrétienne. Personne ne possède rien en propre, il est interdit d’acheter ou de vendre ; chacun se tient dans sa cellule, mais on se réunit pour la prière commune.
Les moines doivent se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de saint Jean-Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Ils copient des manuscrits, pêchent dans la Loire ; leur vie est très proche de ce que l’on peut lire dans les Évangiles sur la vie des premiers apôtres, jusqu’aux grottes qui abritent dans les coteaux de la Loire des habitations troglodytes où s'isolent des moines ermites.

Le monastère est construit en bois ; Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les « apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints » : c’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté.

Tout ce monde voyage à travers les campagnes à pied, à dos d’âne et par la Loire ; car Martin est toujours escorté de ses moines et disciples, sans doute en grande partie pour des raisons de sécurité car il ne manque pas de voyager très loin de Tours. Ailleurs l’autorité de l’évêque est limitée à l’enceinte de la cité, avec Martin elle sort des murs et pénètre profondément à l’intérieur des terres. Martin semble avoir largement sillonné le territoire de la Gaule ; là où il n’a pas pu aller, il a envoyé ses moines

Marmoutier sert de centre de formation pour l’évangélisation et la colonisation spirituelle des campagnes ; c’est pour l’essentiel la première base de propagation du christianisme en Gaule.


Marmoutier comptait 80 frères vivant en communauté, issus pour la plupart de l’aristocratie ce qui permettait à Martin de jouir d’une grande influence et de se faire recevoir par les empereurs eux-mêmes. Il existe désormais une complicité entre les empereurs et les évêques, entre le pouvoir de la nouvelle foi et le pouvoir politique. Mais cela n'empêche pas Martin, à la table de l'empereur, de servir en premier le prêtre qui l'accompagne et d'expliquer que le sacerdoce est plus éminent que la pourpre impériale.


Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque ; ce sont les martins-pêcheurs.

C’est l’âme en paix que Martin peut s’éteindre, le 8 novembre 397, à Candes, alors que le diable tente à nouveau de le détourner du Seigneur : « Pourquoi te tiens-tu, brute sanglante ? Tu ne trouveras rien en moi, maudit : le sein d’Abraham me reçoit ».

Au soir de sa vie, sa présence est requise pour réconcilier des clercs à Candes sur Loire, à l'ouest de Tours ; l'urgence de l'unité de l'Eglise fait que malgré sa vieillesse, il décide de s'y rendre. Son intervention est couronnée de succés, mais le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes ; disputé entre Poitevins et Tourangeaux, son corps est subtilisé par ces derniers et rapidement reconduit par le fleuve jusqu'à Tours où il est enterré le 11 novembre.

Une légende veut que les fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire entre Poitiers et Tours. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l'expression « été de la Saint Martin ». Son successeur est Brice, un de ses disciples.



Par grenouillette - Publié dans : Vie des Saints. - Communauté : Amitié
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 19 mars 2009



L’évêque de Tours

 


En 371, Lidoire, évêque de Tours, meurt. Martin est pressenti pour lui succéder. Mais lui qui avait jadis refusé d’être diacre n’allait pas se laisser persuader facilement de devenir évêque. C’est au terme d’un véritable guet-apens qu’il sera contraint d’accepter l’épiscopat : après avoir exprimé son refus, il reçoit la visite d’un tourangeau nommé Rusticus.

Celui-ci se jette à ses genoux et le supplie de venir rendre visite à sa femme malade. Martin accepte et se met en route. Arrivé à Tours, il est acclamé par la foule : « Martin est le plus digne de l’épiscopat, heureuse sera l’Eglise qui aura un tel évêque ! »

 Certains évêques présents dans la ville, en particulier un certain Defensor, évêque d’Angers, sont farouchement opposés à cette nomination. « Ils disaient que c’était un personnage méprisable, et qu’un homme à la mine pitoyable, aux vêtements sales, aux cheveux en désordre, était indigne de l’épiscopat » note Sulpice Sévère. Mais les opposants de Martin sont rapidement confondus : le 4 juillet 370 ou 371, l’ermite de Ligugé est élu évêque de Tours

Par grenouillette - Publié dans : Vie des Saints. - Communauté : Amitié
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés